L’abandon
En ce moment, j’ai l’impression de complètement m’abandonner au stage (qui en est plus vraiment un, à mon sens), ne plus rien faire du tout à coté de ça, mais avec une bonne ambiance et des gens sympas qui disent merci et qui aident sérieusement à faire passer le boulot parfois un peu chiant et la rémunération qui te permet tout juste de flirter avec le seuil de pauvreté. M’abandonner genre ne vraiment pas compter mes heures, faire les trucs qu’on me demande sans dire quoi que ce soit, une variété de trucs qui va de la réflexion sur les blogs de filles à des retouches à base d’helvetica neue sur des pé-esse-dé et des exports depuis des sources en effe-elle-vé, voilà, un peu tout et rien, en fait. Faire de l’internet c’est un métier, et je suis content de voir que je suis à peu près compétent dans le domaine, en espérant sincèrement que ça paiera, un jour.
Et bizarrement, je pense tout autant à l’abandon, mais dans l’autre sens, genre tout lâcher, ne même pas rendre le mémoire (envisager ça c’est un peu le début de la fin), arrêter la pub, internet, fermer tout ce qui est twitter et facebook et les blogs, faire autre chose que de l’ordi pendant quelques temps, de la cuisine par exemple. Comme ce mec qui a décidé d’arrêter, à peine 30 ans, pas en pleine gloire mais presque, pour aller à la campagne parce qu’il en avait un peu marre de tout ça, parce qu’il trouve que ça fait trop longtemps qu’il est dedans.
Je blogue au boulot et c’est un billet qui n’est pas du tout raccord avec le joli temps qu’on a aujourd’hui mais on s’en fout.

