2007 juillet | un litre de chips

Archive for juillet 2007

A nous de vous faire préférer le Noctilien.

velibcherche
J’offre un pass velib 7 jours à celui ou celle qui saura me dire ou je viens de déposer mon vélib ce soir, il était environ 03h00 (et j’habite vers la petite croix verte, approximativement).

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Chaises rouges

Chaises rouges

J’arrive à pas grand chose en ce moment en photo, j’ai au moins 3 pellicules sur lesquelles j’ai rien envie de montrer. Alors voila un peu sur quoi je suis en ce moment : du tout et du rien, j’essaie juste de faire des photos nettes, en fait. Et c’est déjà pas facile.

J’ai hâte.

carnet

(un graphologue dans la salle ?)

Le deuxième souffle

Je pars d’un constat un peu simple et facile : réseaux sociaux et plateformes de micro blogging apportent un peu de fraîcheur à la définition de ce truc version 2.0. Mais pas plus. Je viens de passer l’heure a voyager de lien en lien, de listes d’amis à liste d’amis, à cliquer sur des noms au hasard, je n’ai rien trouvé qui aie su retenir mon intérêt au moins quelques secondes. Je pensais qu’on était passé dans l’après-blogs avec tous ces nouveaux outils. Bizarrement, la mayonnaise ne prend pas.

T’fais quoi la ?
Blogging pour la publication par un internaute, micro pour le caractère très court du message posté. Micro blogging, donc. Le credo de ces outils : bloguer de manière quotidienne, désordonnée, sans but réel. On y dit tout et rien, un lien vers une vidéo marrante, un lien vers le blog d’un copain qui a écrit un truc sympa, ou vers un article de son propre blog, qu’est ce que j’écoute… on y dit rien d’essentiel. C’est à la mode, c’est nouveau, faut faire partie des influents, des gens connectés, et ça, ça veut dire y être parmi les premiers, pour pouvoir dire « ha, mais j’y étais quand c’était encore une beta… j’ai encore des invitations mais pas beaucoup », alors allons-y.

Evidemment, impossible de tenir une ligne éditoriale sur un tel outil (quoique, faudrait essayer), mais le contenu des messages lus sur ces plateformes manquent encore cruellement d’intérêt, si ce n’est autre chose. Ce vide me rappelle le tout début de la télé réalité, quand on se demandait pour quelle raison on allait laisser la télé allumée sur ces émissions à l’intérêt plus que limité. Ici c’est plus ou moins la même chose, les blogueurs ont une vie tout à fait ordinaire, mais on peut aujourd’hui choisir de les suivre de très près. Puis finalement, on finit par se dire que ce n’est qu’un fil rss de plus, et qu’on n’est plus à ça près.

Copaindavant, collaborateurdemain ?
Aujourd’hui, tu t’inscris, et pouf, c’est magique, t’as plein d’amis, tellement d’amis que certains te sont totalement inconnus. Si myspace était l’open bar de la course aux amis, les choses ont un peu changé depuis. Non non, monsieur Lambda ne fera pas partie de la liste de tes amis. Les communautés poussent comme des chapignons autour de thèmes plus ou moins attendus (jeune communiquant ? cheveux bouclés ? mort ?). Avec l’espoir secret de fédérer LA communauté. Pour ensuite la revendre à dieu google.

Plus sérieusement, internet permet de trouver des gens sans que le hasard n’intervienne. On entre en relation avec les « bonnes » personnes, à tous les coups. Etudiants de la même promo, emplois semblables, employeurs potentiels. Les réseaux personnels se forment autour de communautés précises et ciblent directement les personnes que l’on recherche. Facebook est peut-être le plus représentatif de tous ces nouveaux outils : réseaux sociaux (université) + tes centres d’intérêt + point de convergence d’autres outils comme twitter = bingo. C’est l’agrégat de toute notre vie en ligne. Sur Facebook je suis un mec qui est dans telle école, avec tel centre d’intérêt et tel profil. Entre en contact avec moi si on est passé par la même filière ou si je peux te filer telle ou telle info sur tel sujet. Bénéfices sur le plan des relations personnelles, mais surtout professionnel, si on suit l’évolution de tous ces outils. Si on peut trouver le grand amour sur internet, alors pourquoi pas… tout le reste ? L’idée est déjà largement lancée mais la prochaine étape est peut-être une vraie centralisation de tous ces réseaux, dans lesquels on doit réussir à distinguer ses différents univers (ne serait-ce qu’une distinction pro/perso).

Bisounours 2.0
Le point commun de toutes ces nouvelles applications ? Elles tirent leur essence des relations entre les personnes, plus que d’autres choses dorénavant moins importantes, telles que le contenu. Peu importe ce que l’on a à dire (le quotidien fera largement l’affaire), l’important est désormais d’être connecté, de manifester son existence aux gens, peu importe ces personnes ou la manière utilisée. Ces relations étant basées sur les réseaux constitués en ligne, identité réelle et identité virtuelle se téléscopent : la vraie vie n’échappe plus à la vie en ligne. Il faut dire haut et fort dans le virtuel de quoi est faite notre vraie vie. Tu vis quelque chose, tu penses à la bloguer. Tu décrocheras ton futur job ou ton conjoint sur internet. C’est peut etre ici que l’expression relations humaines commence à prendre une nouvelle dimension pour les internautes. J’en veux pour preuve les rencontres qui découlent tout naturellement de l’internet, d’une manière ou d’une autre.

Parce que l’air de rien, Monde 2.0 repose sur deux piliers : 1/ tout est gratuit (car fourni par les internautes eux-même, que ce soient les contenus ou les outils) et 2/ on est tous amis. Normal qu’on veuille y passer sa vie.