2007 janvier | un litre de chips

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Compter.

Compter, dans un carnet que l’on ne tient plus à jour, ou faire un truc dans excel, avec des couleurs et des formules si on a la motivation. Toujours y penser mais n’avoir jamais osé regarder les faits en face. Un solde débiteur qui dessine un truc qui ressemblerait au fond de l’océan, bien en dessous du niveau 0. On s’est noyés, ça fait longtemps qu’on n’a plus pied. Puis les choses prennent des proportions pas possibles, on perd le contrôle, complètement.

Paumés, on ne sait plus du tout quoi faire. Ne pas aller a la laverie, inviter des gens dans mon 10m², dormir par terre, boire, aller faire du shopping, attendre, se laisser aller, cuisiner, ne pas travailler, dormir, parce que ca aide à aller mieux. Et réussir à faire face aux gens, parler, demander, se responsabiliser mais c’est pas tout à fait ça. Ressentir le besoin de foutre le bordel pour, finalement, remettre un peu d’ordre dans ma tête. Et les pieds sur terre, par la même occasion. Enfin, ça marche dans mon cas.

J’ai beau avoir une putain d’envie d’un nouvel appareil photo, je crois que je vais réussir à me calmer. Je continue a regarder, genre boutiques allemandes qui envoient en France, mais ca va l’faire, ouais. Ma carte expire bientôt genre 03/07, l’heure de prendre de vraies bonnes résolutions.

J’y ai laissé beaucoup de plumes, et ça risque de continuer. Faut que je me soigne. Mais la, je vais mieux. Ouf.

compter

***gros stress avant de mettre en ligne, quand même***

L’un n’empêche pas l’autre, mais.

Pour les gens qui viennent encore par ici malgré le très peu d’activité, je voulais juste leur dire que j’allais arrêter de faire du blog un peu, pour des raisons qui font que ce billet est rangé dans la catégorie « Moi je ».

A je sais pas quand.

Make it happen.

nye

C’est parti d’une conversation msn sur le pouce, genre « t’fais quoi pour le nouvel an ? – bah rien – bah viens« , et de billets de voyage low-cost imprimés le 28 décembre que je me suis retrouvé là-bas.

Quelque part sur la Manche, j’envoie un texto d’anniversaire, je ne sais même pas si elle l’a reçu. Plus tard, quelque part en ville, entre deux parts de pizza, on écoute les plaintes d’une femme, maquillage dégoulinant, elle avait pas la monnaie, le taxi l’a abandonnée, trop triste comme histoire. Après un énorme caddie-magique-qui-se-bloque-pas de chez Asda, trois packs t’es sur que c’est assez ?, un peu plus tard, je me rappelle qu’on avait mis du son, du très bon son, un peu avant minuit, y’avait les Yeah Yeah Yeahs. Merde, y’a trop de monde dans cet appart, en France, c’est une heure avant ou après ?, je ne connais personne du groupe qui s’est assis a coté de la fenêtre, je bois ce qui me tombe sous la main, on bouffe des nuggets et je shoote avec le reflex + 17-35 qu’est la, comme si c’était le mien, putain il est pas lumineux ton objo merde. Ils vont dans la chambre d’à côté, prendre des trucs pendant qu’on discute par terre. Et après avoir trop bu, et bien rigolé et discuté, on était vraiment à la bourre, alors on s’est tous dit Happy new year sur un pont quelque part vers St Augustine’s Parade. Quelques heures plus tard, il fait nuit quand on se lève, je bouffe un fish n’ chips, j’achète cd et bouquins pas chers, je bouffe encore des burgers, bois des pintes, bouffe des jacket potatoes, on rigole, crudités / brown sauce, je shoote au pola, on dessine sur les gens en accusant le chat, et la je sais plus vraiment, dodo, être à la gare à l’heure, Londres, pintes, deux Corona ? six vingt s’il vous plaît, des t-shirts à rayures, Camden Market déserté, funfair en plein centre ville, des chips, des boutiques de souvenirs, District Line, embarquement porte n°3, Zoo Magazine, port de Calais, et finalement, ils ont un train a 9h45, alors on prend un café mais je n’ai pas d’euros sur moi. J’attends le bus mais il vient pas, alors je rentre à pied. Gare de l’Est – République, hein.

J’ai dormi toute la journée. En y repensant très très fort. C’est de ça dont j’ai besoin, je crois.

Some more. Please.