un litre de chips

L’effet de réel

C’est parti d’une discussion avec des jeunes, des gens de mon âge, qui parlaient de plein de choses, y’avait des blagues, de la musique, mais aussi des trucs super sérieux, genre qu’est ce que l’humanisme à notre échelle (je vous avoue que je ne savais pas trop ce que je faisais ici. ah oui, ils avaient besoin d’un graphiste qui savait utiliser photoshop lol). Discussion dont j’ai retenu une seule chose avec laquelle j’étais assez d’accord au final : les gens sont ce qu’ils font. Alors j’ai repensé au fait que je fasse des études en communication et que je passe cinquante heures par semaine dans une agence de publicité, et que c’était vraiment bizarre.

En fait, je ne sais pas vraiment ce que je fais là. Déjà, je n’explique toujours pas pourquoi je suis ici, enfin, pourquoi j’ai fait des études en communication, et ce que je fais aujourd’hui dans la publicité, je n’ai jamais vraiment été à l’aise avec ça. Je dépeins de gros clichés par rapport à ce que l’on peut entendre mais ça saute aux yeux, vraiment, que la pub est un truc un peu à part, ou les gens sont ce qu’ils disent. Les gens qui réussissent et qui montent sont ceux qui montrent (ou ouvrent) le plus souvent leur gueule, et rarement ceux qui travaillent le plus. Dans la publicité, on dit plein de choses mais on fait très peu, on se fout des bosseurs, on ne parle que de ceux que l’on voit et que l’on entend. Evidemment, je vous dis ça du point de vue du petit stagiaire à qui on file le boulot pas sexy et par rapport aux gens que je croise tous les jours, mais pour résumer mon idée, en fait, je crois toujours assez sincèrement et naïvement à la valeur du travail et au mérite, mais que pour le coup je suis dans un milieu ou les choses ne marchent pas du tout comme ça. C’est tout.

J’applique cette différence entre ceux qui disent et ceux qui font à plein d’autres domaines, et c’est comme ça que j’explique le fait que la politique ne m’a jamais parlé, que j’ai plus de respect pour un ouvrier que pour mon boss, que les longs silences au milieu des discussions ne me dérangent pas, qu’il y a des gens avec qui je ne serai jamais pote… Bref, je sais qu’il y a quelque part un texte de rap français qui dit tout ça mieux que moi, et ça me rend un peu perplexe, là (d’ailleurs si vous avez cette chanson quelque part je prends, merci).

La vie active

Je ne sais pas si je pourrai encore longtemps me cacher derrière le fait que je sois très très fatigué, et que je n’aie pas le temps d’aller boire un verre ou de manger un grec après le boulot, mais bon, c’est un peu vrai quand même. J’espère juste que vous m’en voulez pas trop quand je ne vous réponds pas au téléphone (et que je n’écoute même pas vos messages), ou quand je soupire très fort et que je dis d’un seul trait ‘bon ouais vite fait hein j’ai pas envie de rentrer en noctilien ça me fait chier même si c’est le weekend oui je sais’.

Si je devais résumer le peu de discussions que j’ai en ce moment, elles se limitent au boulot et à ce qui va (ou peut) se passer dans les six prochains mois, et que personne ne sait ce qui va se passer, c’est assez moche alors on essaie de ne pas trop se prendre la tête en jouant à des jeux vidéos et en faisant des blagues à voix haute, c’est un peu marrant mais bon, on n’échappe pas complètement au fait de devoir trouver du boulot, bientôt.

Entre ce post et le post précédent, une bonne dizaine de brouillons, facile, j’ai plein de choses à raconter mais c’est très mal écrit et ça tourne plus ou moins autour du même sujet, et je crois qu’en fait j’aimerais faire beaucoup plus de photo que ça, mais je n’ai pas trop le temps, alors je prefère ne rien écrire, me forcer à écrire des trucs ça n’a jamais trop marché pour moi.

Les petites vacances (6/5)

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Tenez, une photo sur laquelle je suis retombé et que j’ai oublié de vous montrer. Elle date d’il y a deux ans, et elle va normalement avec toutes ces autres photos.

En attendant que je trouve autre chose à vous raconter, merci.

La fin de l’école

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La fin d’une époque.

New York (2)

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Ne voir ses photos de vacances que six mois après avoir remis les pieds en France (Obama n’était pas encore président…), le développement, l’argentique, la mémoire, les souvenirs, tout ça.

Les certitudes

Je viens de me rendre compte qu’il y a un lien évident entre le fait d’avoir des certitudes et le fait de grandir, c’est que ça va ensemble. Etre sur que c’est bien la bonne personne, être sur que c’est bien le bon choix de carrière, que c’est là que j’ai envie de vivre, que c’est la bonne paire de chaussures, que c’est la meilleure chose à répondre, que t’as eu raison de ne jamais lui dire ça, ou encore de plein d’autres choses qu’on ne remet plus jamais en question, d’autres certitudes en tout genre.

J’ai fini l’école tout à l’heure et je n’ai aucune certitude pour tout le reste, je ne sais pas. Je vois plein de gens autour de moi qui ont trouvé, “leur” truc, ce truc qu’ils aiment faire sincèrement, et j’avoue que je suis un peu jaloux de ces gens, j’en ai partout autour de moi, des gens qui vivent de leur passion, ou qui tout simplement aiment ce qu’ils font. Mon problème, c’est peut-être que je ne suis pas sur de ce que j’aime, ni de ce que j’aime faire.

C’est un gros bordel dans ma tête alors je pars dans quelques heures à Barcelone pour bien réfléchir à tout ça (mais surtout pour fêter la fin supposée de ma scolarité), soyez sages, bisous.