un litre de chips

My camera was stolen in New York

thisisamerica_001

thisisamerica_003

thisisamerica_002

thisisamerica_004

thisisamerica_005

thisisamerica_006

thisisamerica_007

Beurre salé

beurre salé (2)

beurre salé (1)

beurre salé (3)

beurre salé (4)

beurre salé (5)

La page blanche

La meilleure chose qui soit arrivée à ce blog, c’est que le module de stats se soit pété la gueule à cause d’une mise à jour foireuse, et que je n’ai pas envie de réparer tout ça. Je ne sais plus qui vient ici, quand, pourquoi et avec quels mots clés, et franchement c’est pas plus mal comme ça.

La version courte, c’est que j’ai changé de boulot il y a quelques semaines maintenant, j’ai laissé cinq ans d’études (inachevées) derrière moi pour repartir de zéro, dans un domaine que j’ai vraiment envie d’explorer. Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, j’en parlais déjà ici (clic clic) et j’ai donc mis deux ans pour que ça devienne vrai. Sinon, je repars en vacances dans quelques jours de l’autre coté de l’Atlantique et que j’ai vraiment hâte, parce que voyager ça aide toujours à prendre du recul sur les choses. Et j’en ai pas mal besoin en ce moment.

La version longue dirait que je me suis beaucoup livré aux gens ces derniers temps, à chaque fois pour des raisons très différentes, et que c’est peut-être pour ça que j’ai moins envie d’écrire ici. J’ai dit à ces personnes ce que j’aurais peut-être écrit ici avant, mais les choses ont un peu changé, du coup la version longue n’a peut-être pas sa place ici, désolé.

Sunday brunch

sundaybrunch_01

sundaybrunch_02

sundaybrunch_03

Des photos, des photos avec des gens de dos, surtout.

Les leçons

J’ai appris deux choses récemment : on peut être égoïste, et on peut mentir aux gens. Ce sont deux choses que je me suis toujours (ou presque) refusé à faire, je crois que c’est à cause de mon éducation ou quelque chose comme ça, je crois même savoir d’où ça vient précisément, mais j’ai ma pudeur et je vous en dirai pas plus.

Je trouve ça drôle de m’en rendre compte à un moment de ma vie ou je n’ai jamais été aussi bien entouré. J’ai tout autour de moi de chouettes gens qui m’encouragent et qui m’aident, et je ne remets pas un seul instant leur sincérité en doute, mais paradoxalement, je crois toujours aussi fort au fait que l’on est seul la plupart du temps, dans les choix que l’on fait et les décisions que l’on prend. Je pourrais aller encore plus loin dans ce paradoxe si je vous disais que je pense aussi avoir fait la majorité de mes choix pour les autres, avant de les faire pour moi. Je dis souvent que je ne fais pas les choses pour moi, mais pour les autres, de manière réellement désintéressée, quand il s’agit de la famille, ou de mes proches. Bref, c’est assez compliqué à expliquer, mais je crois que ça se tient.

C’est con mais je viens de me rendre compte que le bonheur (pas celui avec un b majuscule, faut pas déconner) passe par le fait d’être un peu égoïste. C’est un passage obligé, on n’y échappe pas. Je suis complètement admiratif face aux gens qui prennent toutes leurs décisions personnelles, sentimentales ou professionnelles « pour eux-mêmes et pour personne d’autre », ces gens là arrivent souvent à leurs fins (ils ont l’air heureux), et ça me laisse sur le cul à chaque fois.

Je ne sais pas à quoi tout ça ressemble, mais je le vois de manière plutôt optimiste. Simplement, ce n’est pas évident d’utiliser des gros mots comme bonheur, générosité, ou philanthropie sans paraître ridicule.

Je reviens après la pause.

Je voulais juste partager ce moment de solitude avec vous, c’était une chouette soirée dans un bar clandestin complètement improbable, complètement torché au vin rouge payé par un couple d’anglais jeunes et cools (3 bouteilles pour 3 sans compter les bieres avant et le vieux rhum cubain qui a suivi) avant que je me fasse pickpocketer mes papiers sur las ramblas. Ceci dit si on revient ensemble a barcelone j’ai l’obligation formelle de vous emmener dans cet appart transformé en bar / salle de flamenco / salle de billard planqué derrière une porte noire, déco anglaise ambiance sherlock holmes, et avec une sonnette qui indique « pipa club » et rien d’autre.

Il est 05h44 ici a barcelone et je viens de galérer avec un policier qui parle pas un mot de français ou d’anglais, et je traine tout seul dans la salle d’attente que certains d’entre vous connaissent, je crois…

Voilà, merci la technologie, merci le mobile, merci blackberry, merci bouygues telecom, merci le roaming data qui coute une blinde, et qui nous rapproche tous un peu dans ces moments la :)